Je suis timide, je démarche et ça marche.
- K-Role
- 28 mai 2018
- 4 min de lecture

Alors, Ok, il y a timide et timide.
Il y a celui qui se dit timide, se cachant derrière une apparence de manque de confiance ou d’estime de soi (cherche à se justifier) et celui qui se dit timide car c’est un réel trait de sa personnalité.
Quelque soit votre côté timide, rien ne vous est impossible.
Ecoutez les artistes, évoquant leur personnalité en dehors des plateaux ou des planches de théâtre, ou encore leur manière de gérer leur stress avant d’entrer en scène.
Est-ce bien différent de nous, quand nous entreprenons nos démarches commerciales ?
Et si eux ils y arrivent, pourquoi pas nous ?
Dédramatisons la chose
« Ben oui mais moi je n’aime pas ça vendre et puis c’est pas fait pour moi »
Vous vous la posez cette question ? Vous avez peut-être déjà entendu un proche la prononcer ?
Que se cache-t-il derrière cette phrase ?
Une justification.
Et cette justification, elle vous apporte des clients ? Est-ce une fatalité ?
Non, non et non.
Posons les choses et dédramatisons.
- « La vente, ce n’est pas mon truc ». Ok, mais aujourd’hui, tu te lances ou tu
t’es lancé en tant qu’entrepreneur et tu te dois de passer par cette étape, sauf talent inouïe et chance extraordinaire de faire partie des 1/1000000000000 personnes n’ayant eu besoin de vendre ses produits, services, …
Donc, je me rends compte que je ne suis pas seul dans cette situation et pourtant, tous les jours, des produits et services se vendent. Mais comment ils font ?
Voilà, la super bonne question. Comment font-ils ? Parce qu’effectivement, ils font…
Et c’est là qu’un travail préparatoire est important.
Qui je suis ? Quelles sont mes forces ? Quelles sont mes faiblesses ? Et ces faiblesses puis-je les transformer en forces ? Et puis-je les travailler ? Qu’est-ce qui me manque aujourd’hui pour oser y aller ?
2. - Je dédramatise.
Qui aurais-je en face de moi ?
Vous avez peut-être dû l’entendre avant de passer des examens, des oraux, des entretiens, …
Un être humain, comme moi, comme vous, avec certainement des doutes, des faiblesses ou un manque de confiance, … ou avec une bonne estime de soi, avec des forces bien identifiées et travaillées, …
Quoiqu’il en soit, vous serez face à une autre personne, qui prendra de fait du temps pour vous, pour vous écouter et au pire que vous dira-t-il ? « Non merci, je ne suis pas intéressé ».
Est-ce si gênant et déstabilisant de s’entendre dire cela ?
Et si je le prenais comme un exercice, un entraînement, me permettant de progresser au fur et à mesure en analysant chaque rvd ?
Ce refus remet-il en question ce que j’ai à proposer ?
Peut-on satisfaire tout le monde ? Peut-on plaire à tout le monde ?
Et finalement, si je ne m’adressais pas aux bonnes personnes…
3. - Je rectifie ma stratégie
Alors ok, vous allez me dire « et au bout de 50 non merci, je fais quoi ? je vais être totalement démotivé et je vais perdre encore plus confiance en moi ».
Ça dépend ? je vous répondrai.
Ça dépend de la manière dont vous allez vous en servir…
Là, je vous sens dubitatif…
Je m’explique.
Est-ce qu’au bout de 20 refus consécutifs, je vais continuer à procéder de la même manière ? Est-ce que je vais penser à me remettre en question ? Ou je vais me cacher derrière des justifications ?
Se remettre en question, c’est revoir sa stratégie.
Ma cible est-elle correctement identifiée ?
Est-ce que je m’adresse à elle avec le bon langage ?
Est-ce que je réponds à un besoin réel ?
Qui est ma concurrence ?
Comment communique-t-elle ?
Que propose-t-elle ?
Quelle est ma plus-value ? ma différence ?
Comment me démarquer ?
…
Autant de questions à se poser pour faire un bilan.
Ma stratégie actuelle ne fonctionne pas, ou du moins pas comme je le souhaite ; donc, elle est à revoir.
On peut aussi parler de modélisation. On observe une personne pour laquelle ça marche (ça peut être un proche), on étudie sa stratégie et on se l’applique.
On modélise sa réussite.
Regardez à la télévision comme certaines publicités vous semblent parfois similaires et pourtant il ne s’agit pas de la même marque. Ces marques se recopient ? Ou elles répondent à une stratégie leur permettant de toucher leur cœur de cible ?
C’est comme une mode. C’est pareil pour votre stratégie.
Et surtout elle va, doit, évoluer.
4. - J’entre dans l’action
Vous avez entendu certainement parler de zone de confort.
Si vous y restez, il est possible que rien ne change.
Si vous rentrez dans votre zone de panique, vous risquez de vous y perdre.
Vos actions, pour avancer, doivent se situer dans la zone intermédiaire, la zone de progression.
Tout cela se travaille, se réfléchit et se planifie et est réalisable si vos objectifs sont réalistes.
Je vous donne un exemple : imaginons qu’une de vos peurs est de parler en public. Demain, un prospect est intéressé par votre profil, par vos services, produits et vous demande de réaliser une présentation dans deux mois auprès d’une trentaine de personnes.
Vous faites quoi ? Enfin un prospect qui se transforme en client, qui est mon cœur de cible et là je panique…
Je refuse ? J’accepte ?
Je choisis de justifier mon refus ? Je choisis de relever le défi, de travailler ma peur ?
Et là, sous un élan de sur-dynamisation par l’intérêt de ce client, vous acceptez.
Vous rentrez chez vous et vous commencez à étudier comment dire non à votre prospect-client ?
Nous allons rester sur, j’accepte le défi et je m’y prépare.
Zone de panique : parler devant 30 personnes
Zone de confort : parler devant 5 membres de ma famille
Zone de progression : … Et là, tout un travail de préparation est à mettre en place pour vous permettre au fur et à mesure d’avancer et d’arriver à J+2 mois à intégrer dans votre zone intermédiaire « parler devant 30 personnes ».
J’ai choisi cet exemple car il est parlant et qu’il est souvent abordé, je vous rassure peu lors de prospection…
5. - Je m’organise et je tiens mon planning
Cela semble évident et pourtant…
Je planifie correctement : je n’en mets pas trop et pas trop peu.
Je priorise : qu’est-ce qui est urgent, important, peu important.
Je note mes délais, mes échéances.
Je me laisse des créneaux de libre pour gérer les imprévus.
Je décide de faire des journées complètes ou des demi-journées de prospection, d’actions de communication ou je répartis à raison de 2h tous les deux jours ?
Quel est mon créneau où je suis le plus productif ?
…
Parce que sinon, on va reporter, reporter et encore reporter, en se justifiant… Je n’ai pas pu, je n’ai pas eu le temps, …
J’espère que certains éléments vous seront utiles.
Bonnes démarches à tous.